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EXPERTISE TECHNIQUE INTERNATIONALE POUR COORDONNER ET APPUYER LA MISE EN OEUVRE D’UN PROJET D’APPUI A L’OFFRE EDUCATIVE POST-PRIMAIRE PRIVEE DE QUALITE AU MALI
Type de poste Temps complet
Statut de l´offre Recrutement en cours
Offre proposée depuis le 24-02-2010
Lieu mali
Durée
Informations société

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Site web: http://
Description du poste proposé Termes de référence

LE RECRUTEMENT D’UNE EXPERTISE TECHNIQUE INTERNATIONALE POUR COORDONNER ET APPUYER LA MISE EN OEUVRE D’UN PROJET D’APPUI A L’OFFRE EDUCATIVE POST-PRIMAIRE PRIVEE DE QUALITE AU MALI

I/ CONTEXTE :

Au Mali, le secteur éducatif post-primaire (formation professionnelle, enseignement secondaire général et supérieur) est confronté aujourd’hui à la difficulté à répondre à la forte demande éducative de la population. En effet, le Mali connaît un accroissement démographique important et une augmentation significative des flux de sortants de l’enseignement de base et l’accroissement démographique mais son dispositif public, contraint au niveau budgétaire, n’est pas capable de fournir seul l’offre éducative nécessaire. Par conséquent, il s’appuie sur les acteurs privés pour former les jeunes du pays. Ces dernières années, se sont ainsi développés des schémas d’ «orientation» par l’Etat de diplômés sortant de l’enseignement de base vers les structures privées de formation et d’éducation agréées, moyennant une prise en charge des frais de scolarité dont la valeur dépend de la formation poursuivie (80 000 FCFA par an pour le secondaire général et jusqu’à 135 000FCFA pour la formation professionnelle). Aujourd’hui, les établissements privés représentent au Mali 80,4% de l’offre de l’enseignement technique et professionnel et de formation professionnelle et 55,6% de l’enseignement secondaire général (accroissement annuel de 22,4% entre 1998-99 et 2007-08)1.

L’offre privée post-primaire a connu au Mali un développement important dans un contexte favorable mais (i) elle est de qualité inégale (déficits de compétences pédagogiques et de gestion, effectifs pléthoriques, équipements dans les filières professionnelles insuffisants voire inexistants) (ii) elle ne parvient pas à répondre au défi de l’accès des populations en dehors des principaux centres urbains (la très grande majorité des établissements étant concentrés à Bamako) et (iii) elle n’est pas en adéquation avec les besoins de l’économie nationale. Une des raisons vient du fait que les porteurs de projet d’établissements privés sont confrontés à la difficulté d’accéder à des prêts de moyen ou long terme pour investir dans le développement de leur offre éducative. Leurs relations avec le secteur financier se limitent actuellement à des prêts de court terme (un an en moyenne) pour couvrir essentiellement les besoins en fonds de roulement. Par conséquent, sans capacité d’investir à moyen terme (réhabilitation/extension des actifs immobiliers et équipements), les promoteurs se tournent donc vers le développement de filières tertiaires au détriment de filières industrielles et/ou agro-sylvo-pastorales alors que le Mali connaît un déficit important de ressources humaines qualifiées dans ses secteurs industriel et agricole. Enfin, le système de régulation de l’offre éducative privée (habilitation, inspection, orientation des élèves) ne parvient pas à réguler convenablement les préoccupations principales de qualité et de rentabilité financière de ces établissements privés qui assurent une partie des missions éducatives du pays.

Dans son Plan de Développement Economique et Social (PDES) (2007-2012), le Gouvernement du Mali a affiché comme priorités nationales, l‘éducation, la formation et l’insertion professionnelle des jeunes. C’est pourquoi, il a fortement investi dans son secteur éducatif et ses efforts ont conduit à une augmentation forte de son taux brut de scolarisation au 1er cycle de l’enseignement fondamental qui est passé de 74% en 2004 à 80%2 en 2008. Toutefois, le système éducatif malien souffre encore de difficultés liées au maintien des jeunes, à la qualité des apprentissages et à l’insuffisance d’infrastructures pour accueillir les cohortes de jeunes en âge d’être scolarisés. Pour répondre à ces difficultés, le gouvernement du Mali s’engage actuellement dans la conception de son programme d’investissement du secteur éducatif de 2010 à 2012 et dont l’objectif général est l’amélioration de la qualité des enseignements





II/ PRESENTATION DU PROJET

Le projet d’appui à l’offre éducative post-primaire de qualité que coordonnera l’expert technique international recruté comporte deux composantes.

1. Composante 1 : appui au financement des établissements privés de qualité via la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) du Mali.Une ligne de financement concessionnelle sera octroyée à la BNDA, afin qu’elle octroie des financements aux établissements privés de qualité et en cohérence avec la politique éducative nationale pour des investissements à moyen et long terme. A terme, ce dispositif pourra être élargi à d’autres structures financières de la place.

Le projet s’adressera en priorité aux établissements privés d’enseignement technique et professionnel ainsi que de formation professionnelle, mais seront également éligibles des établissements d’enseignement secondaire général et d’enseignement supérieur professionnel souhaitant améliorer la qualité de leurs formations. Les ressources mobilisées auront pour objectif de financer l’acquisition ou le renouvellement d’équipements d’une part, la réhabilitation et la construction d’infrastructures liées au développement de filières professionnelles ainsi que l’acquisition d’équipements lourds d’autre part.

Les secteurs prioritaires de développement économique et à forte potentialité d’emplois définis par le Gouvernement du Mali dans le cadre de sa Stratégie de Croissance Accélérée sont le secteur rural, le bâtiment et travaux publics, les mines, l’industrie, l’artisanat, l’énergie et l’eau et les transports. Par conséquent, les filières de formation liées à ces secteurs seront priorisées.

2. Composante 2 : appui institutionnel
Dans le cadre du projet, un appui institutionnel sera proposé aux Ministères en charge de l’éducation et de la formation professionnelle au Mali. Il s’agira entres autres de réaliser des études sur les coûts de la formation professionnelle pour mieux apprécier les coûts unitaires des formations et sur les critères d’orientation des sortants de l’enseignement fondamental vers les filières professionnelles et de travailler sur l’harmonisation des accréditations données par les différentes structures publiques intervenant dans le secteur.

III/ MODE OPERATOIRE DU PROJET

Le projet fonctionnera selon le mode opératoire suivant :

1. Pré-Avis de la BNDA sur l’acceptabilité bancaire des dossiers
En vue de s’assurer que les dossiers soumis au Comité Technique sont potentiellement finançables, la banque donnera un pré-avis « l’acceptabilité bancaire » des projets soumis par les promoteurs d’établissements privés. Les dossiers considérés comme bancables ou potentiellement bancables seront soumis pour avis à un Comité Technique.

2. Avis du Comité Technique du projet
Le Comité Technique sera composé des techniciens des Ministères de tutelle concernés (Ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales ; Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et son organe exécutif, le Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage; Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique) ainsi que d’un représentant du Conseil National du Patronat malien.
Le Comité Technique aura pour mission de s’assurer que les dossiers soumis s’inscrivent bien dans la politique de l’Etat (qualité de l’offre, type de filière, localisation géographique, etc) et répondent aux critères d’éligibilité minimum préalablement définis. Il émettra un avis technique sur le projet et d’éventuelles recommandations. Les dossiers ayant obtenu un avis favorable et répondu aux éventuelles recommandations du Comité pourront prétendre au financement mis en place avec la BNDA.

3. Appui aux promoteurs dans la préparation des dossiers
A ce stade, un appui à la consolidation du dossier pourra être apporté par l’expert technique international et/ou des bureaux d’étude pré-identifiés.

4. Soumission des dossiers à la banque pour octroi du financement
Une fois les recommandations éventuelles du Comité technique prises en compte, les promoteurs soumettront les dossiers de financement à la BNDA : les dossiers seront examinés par le Comité de crédit de la banque.

5. Pilotage du projet par le Comité de Suivi du projet
Le Comité de Suivi sera composé des principaux acteurs concernés par le projet : autorités publiques, BNDA, représentants des établissements privés, représentants du secteur bancaire, Conseil National du Patronat malien voire également la Fédération Nationale des Artisans du Mali ou la Cellule Opérationnelle de la formation professionnelle dans le secteur de l’artisanat.
Le Comité de Suivi aura pour mission de suivre l’avancée du projet et s’assurer que le dispositif répond bien aux objectifs visés par le projet. Il se réunira annuellement et à la fin de la deuxième année du projet, il fera une évaluation du projet et appréciera la pertinence de l’extension du schéma testé par le projet.

IV/ OBJECTIF DE L’EXPERTISE TECHNIQUE INTERNATIONALE

L’objectif principal de l’expertise technique internationale sera la gestion du projet d’appui à l’offre éducative post-primaire privée de qualité au Mali à travers la coordination (i) des différentes parties prenantes du projet (les Ministères en charge de l’éducation et de la formation professionnelle du Mali, la Banque Nationale de Développement Agricole - BNDA - du Mali et les promoteurs d’établissements privés de formation) et (ii) des deux composantes du projet (appui institutionnel et appui au financement des établissements privés de qualité auprès de la BNDA).

V/ MISSIONS DE L’EXPERTISE TECHNIQUE INTERNATIONALE

L’expert technique international devra :

V.1 Démarcher en parallèle de la BNDA les établissements pour identifier des bénéficiaires du projet, les informer sur les critères d’éligibilité du projet, les sensibiliser sur les questions de qualité et d’adéquation avec les besoins du marché du travail local, les appuyer dans l’identification de leurs besoins en investissements et de la formalisation de leur fonctionnement économique ;

V.2 appuyer les porteurs de projet identifiés comme bancables par la BNDA dans l’élaboration de leur projet en vue de la diversification de leur offre (et notamment sensibiliser les établissements de formation à l’importance de diversifier leur offre de formation et de développer la formation continue, l’apprentissage dual et les prestations de service aux entreprises environnantes) et/ou les diriger vers des prestataires de services si nécessaire ;

V.3 appuyer la BNDA dans le renforcement de ses capacités d’analyse des dossiers émanant de structures éducatives ;

V.4 assurer l’animation et le secrétariat du Comité technique du projet ;

V.5 assurer l’animation et le secrétariat du Comité de suivi de projet ;

V.6 assurer l’animation de l’axe institutionnel (réalisation, animation et suivi des travaux). L’expert aura à proposer une méthodologie (études, ateliers, renforcement de capacités, etc) avec comme buts :
- de s’assurer dans un premier temps que les établissements financés par le projet sont de qualité et que l’Etat leur permet d’être soutenables (pas de variations dans le nombre d’élèves orientés, frais de scolarité suffisants pour amortir les investissements réalisés, etc)
- de développer dans un deuxième temps un label de « centres d’excellence » conventionnés (cf démarche en cours au niveau du Ministère) travaillant étroitement avec les autorités publiques
- de consolider le mode de régulation de tous les établissements privés au Mali (travail d’harmonisation des divers habilitations, travail au niveau des commissions d’orientation, renforcement de l’Inspection, etc),


L’expert s’occupera des relations avec les institutions maliennes, les promoteurs d’établissements privés et la BNDA. Il aura pour objectif explicite de s’assurer du transfert de ses compétences et de la pérennité des actions sur lesquelles il intervient.

Dans le cadre de ses fonctions, l’expert aura à se déplacer sur le terrain pour rencontrer et travailler avec les établissements privés. La fréquence des déplacements est estimée à 5 jours ouvrés par mois en moyenne sur la durée du projet.

VI/ PROFIL DE L’EXPERT INTERNATIONAL

L’expert technique international devra avoir une expérience avérée dans les domaines de la formation technique et professionnelle et une bonne connaissance de l’entreprise. Des compétences bancaires et en gestion seront un fort atout. Il devra justifier d’une expérience d’au moins 10 ans en gestion de projet. La maîtrise de l’outil informatique est indispensable. Une expérience similaire dans un autre pays sera appréciée. En outre, l’expert technique international devra avoir démontré sa capacité à travailler avec des autorités publiques et des acteurs privés et à travailler en équipe.

VII/ DUREE DE L’EXPERTISE TECHNIQUE INTERNATIONALE

L’expertise technique internationale sera d’une durée de deux ans, avec une évaluation semestrielle des performances du consultant dans l’atteinte des objectifs de ses principales missions.

VIII/ RAPPORTS A FOURNIR

Un chronogramme des activités de l’expert technique international sur deux ans devra être réalisé en début de mission puis transmis pour avis aux Ministères en charge de l’éducation et de la formation professionnelle et à l’Agence Française de Développement.

Un rapport d’exécution des activités sera remis aux Ministères en charge de l’éducation et de la formation professionnelle trimestriellement à l’Agence Française de Développement pour appréciation.

Un rapport de fin de mission devra être déposé par l’expert technique international aux Ministères en charge de l’éducation et de la formation professionnelle et à l’Agence Française de Développement.
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